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 Communisme : bilan globalement logique

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AuteurMessage
Coco
Invité



02082013
MessageCommunisme : bilan globalement logique

Lu sur "Causeur".http://www.causeur.fr/communisme-100-millions-marxisme-23626.html

C’est un sujet récurrent : à chaque fois que quelqu’un évoque les « 100 millions de morts du communisme », on assiste à une levée de drapeaux rouges qui ne contestent pas seulement ce chiffrage macabre mais, plus fondamentalement, le fait même que le communisme soit en cause. Le communisme, nous disent des Gérard Filoche ou des Jérôme Leroy, n’a jamais existé : comment pourrait-il être responsable de ce dont on l’accuse ?
Et bien ils ont raison.

 Le communisme, au sens marxiste – et donc canonique – du terme, c’est une société où les classes sociales ont été abolies, une société débarrassée de la propriété privée des moyens de production mais aussi une société sans État. Le communisme, c’est une forme d’anarchisme et vous conviendrez avec moi que des régimes comme celui de l’ex-URSS, de la Chine maoïste ou de l’actuelle Corée du nord ne cadrent pas du tout avec cette définition.

 Pour bien comprendre, il faut en revenir aux canons de l’historicisme et de la théorie économique marxiste1. Le système de domination capitaliste, qui fait suite à la société antique et au système féodal, est appelé à s’effondrer de lui-même, sous le poids de ses propres contradictions, et à céder le pas à la société communiste.
Pour faire court, le raisonnement de Marx est le suivant : la valeur de toute chose découlant du travail nécessaire à la produire2, il suit que, pour réaliser des profits (plus-values), les capitalistes spolient les prolétaires en les obligeant à réaliser un surtravail. D’où l’idée de l’exploitation des masses prolétariennes. Pour maintenir leurs profits, c’est-à-dire prévenir une hausse des salaires, les capitalistes sont contraints d’accroître constamment leur stock de capital constant (i.e. les machines) ce qui, toujours en vertu de la théorie de la valeur-travail, entraîne une baisse la valeur de la production et donc, la fameuse baisse tendancielle du taux de profit et donc, l’effondrement inévitable du système3.
À la fin de l’histoire, tout le capital est concentré dans quelques mains tandis que l’immense majorité ne survit qu’avec le minimum vital : la révolution est donc une conséquence logique et inévitable du capitalisme. Toute la question est alors de savoir comment organiser la transition vers le communisme : abattre l’État bourgeois, c’est une chose ; provoquer l’avènement de l’Homme nouveau, débarrassé des réflexes capitalistes et bourgeois, c’en est une autre. Pour Marx et ses successeurs, il faut donc créer une phase transitoire, une dictature du prolétariat : un système dans lequel un État central fort organise la collectivisation des moyens de production et traque sans relâche les forces réactionnaires. Cette phase transitoire, en un mot, c’est le socialisme.

 Le socialisme, dans l’esprit des communistes, c’est donc la phase inférieure du projet, une étape intermédiaire entre la révolution violente proprement dite et l’avènement du communisme ; une étape qui durera juste le temps nécessaire à « l’avant-garde des opprimés » pour « mater les oppresseurs » (Lénine). Au bout de quelques temps, 20 ou 30 ans selon Boukharine, les dernières traces du régime capitaliste auront disparu et cet État prolétarien, devenu obsolète et inutile, disparaîtra de lui-même. Ce sera alors la fin de l’histoire et l’avènement du communisme proprement dit. C’était l’idée.
Seulement voilà, cette dernière phase de dépérissement de l’État prolétarien n’a jamais eu lieu. Toutes les tentatives d’avènement du communisme se sont invariablement soldées par la sanctuarisation d’un État totalitaire où « l’avant-garde des opprimés » s’est muée en avant-garde des oppresseurs. Les Staline, les Mao, les Pol Pot et les autres n’étaient, manifestement, pas particulièrement pressés d’abandonner leurs prérogatives.

 C’est en ce sens que nos communistes modernes ont raison : le communisme, à l’exception, peut-être, de quelques tribus isolées au fin fond de l’Amazonie, n’a jamais existé. Quel que soit le chiffrage que nous retenons pour évaluer l’ampleur des horreurs commises par les régimes totalitaires qui s’en sont réclamés, c’est le socialisme qui est coupable et pas le communisme4.

« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » écrivait Pascal. Malgré l’accumulation de preuves contraires, malgré les horreurs totalitaires du XXe siècle, nos communistes modernes continuent obstinément à professer leur foi inébranlable en cette vision messianique d’un socialisme vertueux. Après avoir encensé Staline et soutenu Mao sans réserve, les voilà qui dénoncent le stalinisme et le maoïsme comme autant de trahisons contre-révolutionnaires. Les échecs de toutes ces tentatives d’avènement du communisme, nous jurent-ils, sont le fait de quelques sociaux-traîtres : jusqu’ici ils n’ont pas eu de chance mais cette fois-ci, c’est sûr, ce sera la bonne.

 Nous ne balaierons pas, chers lecteurs, cet argument d’un revers de main. Si le pouvoir corrompt, nous rappelle Montesquieu, le pouvoir absolu corrompt absolument et il y a sans doute une part de vrai dans la ligne de défense communiste. Sans doute, en effet, Staline a-t-il trahi les idéaux de sa jeunesse et il semble pour le moins raisonnable de penser que les dynasties des Kim nord-coréens n’ont jamais eu d’autre intention que de s’arroger le pouvoir absolu. À l’image d’O’Brien et du Parti Intérieur de George Orwell5, il est tout à fait possible – sinon probable – que les nomenklaturas aient finalement trouvé leurs situations bien confortables et qu’un consensus plus ou moins explicite les ait convaincues que le socialisme avait des avantages que le communisme n’aurait sans doute pas.

 Mais ce que nos doux rêveurs évacuent bien vite, c’est l’échec factuel de ces phases de transition. Partout et toujours, la socialisation des moyens de production et la planification ont été des échecs retentissants qui n’ont dû leur longévité qu’à l’existence à leurs portes d’un monde capitaliste. Au-delà de la résistance au régime et des purges et autres déportations qui l’ont accompagné, le fait est qu’en l’absence de marchés, toutes ces tentatives de dépassement du modèle capitaliste ont été profondément dysfonctionnelles, causes de mécontentement et de frustration quand elles ne provoquaient tout simplement pas la mort des sujets de l’expérience.

 Le fait est qu’à aucun moment, aucun de ces régimes transitoires n’aurait pu permettre à l’État de dépérir. Même avec la meilleure volonté du monde, il était impossible de se passer de l’appareil coercitif : il était la clé de voûte de tout l’édifice ; sans lui, sans la peur et sans la répression, les usines et les kolkhozes se seraient vidées instantanément. Quand, sept décennies après la révolution de 1917, Mikhaïl Gorbatchev lance sa perestroïka ce n’est pas tant l’absence de libertés politiques que le peuple soviétique reproche au système : c’est sa faillite économique, la faillite de la collectivisation. Soixante-dix ans plus tard, l’homme nouveau n’existait nulle part ailleurs que dans les phantasmes de quelques intellectuels.

 Ne pas être communiste à vingt ans, dit-on, c’est n’avoir pas de cœur mais l’être encore à quarante ans, c’est n’avoir pas de tête. Ce n’est pas un hasard si quelques-uns des plus grands penseurs du libéralisme – Karl Popper, Jacques Marseille ou Thomas Sowell pour ne citer qu’eux – ont été, durant leur jeunesse, de fervents communistes : ils rêvaient, eux aussi, d’un monde meilleur, d’un monde de justice, de paix et de prospérité mais les années venant et les faits s’accumulant, ils ont compris que ce monde ne pouvait exister qu’avec les hommes ; les hommes tels qu’ils sont.

 Alors non, ami communiste – puisque tu as sans doute compris que c’est à toi que ce message s’adresse – tu n’as pas le sang de 100 millions d’âmes sur les mains. Tu as rêvé d’un monde meilleur, tu as cru que le socialisme t’y mènerait et le socialisme, mille fois, t’as trahi. Était-ce prévisible ? Pour nous, libéraux, oui et sans aucun doute. Mais, après tout, peu importe : la question qui se pose à toi, maintenant que des faits aussi intangibles que les conséquences du Grand Bond en Avant, la terreur Khmer et le goulag s’imposent à toi, est de savoir si tu persisteras dans cette voie.

 Penses-y à deux fois plutôt qu’une : es-tu vraiment prêt, sur la seule base de quelques théories vieilles de plus d’un siècle et mille fois contredites par les faits, à apporter ton soutien à une nouvelle expérience socialiste ? L’État omnipotent et donc le socialisme – qu’il soit de droite ou de gauche – n’est-il pas ton ennemi tout autant que le nôtre ? Ne vois-tu pas qu’entre ce monde que tu appelles de tes vœux et celui dont nous rêvons, il n’y a, finalement, presque rien ? Peux-tu réellement nier les fantastiques progrès réalisés par notre humanité depuis 300 ans et l’échec – que tu constates tous les jours – des prétentions collectivistes de ceux qui nous gouvernent ?
Penses-y et que ta conscience guide ta main.
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Communisme : bilan globalement logique :: Commentaires

Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Ven 2 Aoû 2013 - 14:12 par Invité
Salut Coco l'invité !
tu es drôlement prolixe :yuuuuuuuuuuuuu
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Ven 2 Aoû 2013 - 15:45 par Tolé
Le pouvoir rend fou... mais c'est le système qui déconne, Babylone ! Tant qu'on aura peur pour son avenir on ne pourra pas empêcher les gens de vouloir s'en mettre plein les poches ! Il faut donc que chacun soit assuré de ne manquer ni de nourriture, ni de logement, jusqu'à la fin de sa vie. kibosse ou kibossepas !!!
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Mer 20 Nov 2013 - 14:20 par Glop
Tout le monde comprend l'idée  communiste.
Le communisme peut exister à l'échelle d'une famille, d'une communauté.
Mais il est complètement utopique à l'échelle de la planète.
Le communisme nie la réalité humaine : jalousie, cupidité, désir de dominer, de jouer, de parier, de corrompre.

Donc lorsque cette réalité humaine apparait trop crument dans le projet communiste, on la réprime ou on la cache. Tout devient pervers.
Le déni de réalité conduit à l'instauration de la censure, de l'emprisonnement, de la persecution.


Certes le communisme n'a jamais existé mais le projet d'instaurer le communisme devient très vite criminel.
Regardez l'URSS, la Chine de Mao, Cuba, la Coréee du Nord.

Franchement, vous donneriez les pleins pouvoirs à un Mélenchon?... Lisez l'histoire de Mussolini... Mussolini a commencé comme Mélenchon...Mussolini était socialiste... Eh oui.
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Mer 20 Nov 2013 - 14:43 par Tolé
Ce n'est pas le communisme qu'il faut instaurer, c'est la gratuité. Démerdez-vous comme vous voulez, mais instaurez la gratuité. Supprimez l'argent, supprimez le cumul des richesses et vous aurez le secret d'une planète heureuse. Ce ne sera pas pour demain, mais peut-être pour après... En période de crises, les gens ne manquent pas d'imagination. Il y a les échanges de service, les  bourses aux vêtements, les associations qui fonctionnent avec des personnes bénévoles, les dons comme le telethon, les dons d'organes, les dons du sang... tout ceci est gratuit et pourtant... ça fonctionne ! Personne ne voudra ramasser les poubelles ? Eh bien nous les ramasserons nous-mêmes ! Personne ne voudra travailler à l'usine ? Ce n'est pas le travail qui fait peur, ce sont les conditions du travail et le fait qu'il ne soit pas  reconnu comme honorable. Ramasser la merde ne sera plus considéré comme indigne lorsque tout le monde le fera à tour de rôle. Bon, moi ce que j'en dis... Il faut proposer, discuter, essayer, subir des échecs et recommencer  mais surtout ne jamais considérer que c'est impossible ! L'homme a fait de grandes choses, et à cause de la crise, il  peut être capable de mettre tout à plat et de recommencer. C'est pas quand tout va bien pour une minorité qu'il faut changer les choses, c'est quand l'ensemble de la population est à bout.
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Jeu 21 Nov 2013 - 11:43 par Glop
Oui c'est formidable la gratuité... les clients de ta boutique ont bien de la chance.
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Jeu 21 Nov 2013 - 12:31 par Tolé
Glop a écrit:
Oui c'est formidable la gratuité... les clients de ta boutique ont bien de la chance.
Oui, chez moi tout est gratuit ! je suis comme ça moi ! Altruiste  et désintéressée !!!  :hjyfd:
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Lun 25 Nov 2013 - 12:04 par Glop
Oui , on a bien compris ta logique très socialiste... c'est  les autres doivent donner, payer des impôts ou partager....

Il faut que le bilan (la balance recettes/dépenses) soit positif pour toi.

Par exemple, si tes revenus sont en dessous de la moyenne, faire "payer" les riches te sera favorable et tu en seras d'accord...
En revanche si tes revenus sont au dessus de la moyenne et que le patrage équitable te coûte tu n'en seras pas d'accord.
re
Message le Jeu 31 Aoû 2017 - 14:10 par Magister Populi
la russie soviétique, la roumanie de ceausescu, ou la chine de mao suffisent à démontrer ou mène ce genre d'idéologie...

ps; causeur c'est pas le canard de Bebeth Levy ?
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Jeu 31 Aoû 2017 - 22:44 par Tolé
Elizabeth Lévy est trop à droite pour moi, mais elle a une qualité, elle n'a pas peur de dire que le salafisme doit être interdit. Ce que je pense également. La gauche est trop timorée pour oser nommer le salafisme. Macron a voulu se rattraper dans son dernier discours, mais Hamon ne veut pas franchir le pas. Ca ne lui a pas porté bonheur ! ! Valls l'a fait, je l'aime bien pour ça.
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Sam 18 Nov 2017 - 13:31 par Xor
Procès contre AUDIARTRD
ANACHRONIQUE
ça n’interesse Personne
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Sam 18 Nov 2017 - 14:00 par Xor
Beaucoup de gens gardent leurs pensées pour eux en raison de la criminalisation des opinions.
Personnellement j’aborde certains sujets qu’en famille ou avec des amis dont je suis sûr .
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Sam 18 Nov 2017 - 14:01 par Xor
Beaucoup de gens gardent leurs pensées pour eux en raison de la criminalisation des opinions.
Personnellement j’aborde certains sujets qu’en famille ou avec des amis dont je suis sûr .
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Sam 18 Nov 2017 - 14:23 par Tolé
Et c'est heureux ! Si tout le monde pouvait dire vraiment ce qu'il pense à propos de tout, étant donné le nombre de racistes, d'antisémites, d'homophobes, de négationnistes, de pro djihadistes, de néo-nazis, la démocratie aurait vite fait d'être balayée ! Il y a, et c'est heureux, un certain nombre de lois à respecter. Si elles n'existaient pas, chacun pourrait faire l'apologie de la haine. La vie en société demande une certaine discipline.
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Sam 18 Nov 2017 - 15:30 par Xor
de racistes, d'antisémites, d'homophobes, de négationnistes, de pro djihadistes, de néo-nazis, ....de communistes, de sionistes, de laudateurs des religions d´exclusion, de maoïstes, de politiques véreux, d’esclavagistes, d’usuriers, de faux philosophes
Re: Communisme : bilan globalement logique
Message le Sam 18 Nov 2017 - 17:24 par Tolé
Tu oublies les trolls !
 

Communisme : bilan globalement logique

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